Sur la voie de l’ouverture

Grimpeuse depuis de nombreuses années et compétitrice de haut niveau, Laurie-Lise Philippon a récemment ajouté une nouvelle corde à son arc : l’ouverture. Retour sur ce parcours de formation, entre visseuse, patience et premiers diplômes fédéraux.

Laurie-Lise en pleine action, visseuse à la main, sur le mur dUp’Side.

L’ouverture en escalade, c’est le point de départ de toute grimpe. Pour grimper, il faut progresser sur des prises, vissées au mur. Chaque voie est unique, chaque itinéraire offre de nouveaux défis à relever, de nouveaux passages à décrypter pour les dompter. C’est là que tout le travail de l’ouvreur prend son sens : partir d’un mur vide, trouver l’inspiration, et avec quelques prises, créer une nouvelle énigme pour les grimpeurs, à la fois exigeante et créative.

En quelque sorte, l’ouvreur écrit l’histoire d’un mur vierge. C’est dans cette voie que s’est engagée Laurie-Lise.

Étape 1 : Apprendre et expérimenter

Pour devenir ouvreuse, il faut d’abord apprendre à faire. L’enjeu n’est pas d’ouvrir, mais de savoir bien ouvrir. Pour cela, elle s’est documentée, elle a questionné, elle a expérimenté. Chaque occasion de prendre la visseuse et d’acquérir de l’expérience était une belle opportunité. En club, en salle privée, en compétition : chaque sortie était un cadeau d’apprentissage.

Mais alors, dans ce contexte moderne, qu’est-ce qu’être un bon ouvreur ? Là-dessus, chacun aura sa propre réponse : éthique, style, créativité, polyvalence, réponse à un cahier des charges… Autant de critères qui définiront le bon ou mauvais ouvreur. Au milieu de tout cela, Laurie-Lise souhaitait avant tout développer sa propre patte, prendre confiance dans cet exercice, en toute polyvalence, pour mêler au mieux créativité et besoin du grimpeur, et proposer un terrain de jeu challengeant et plaisant.

Dans ce milieu professionnel où l’on retrouve encore très peu de femmes, Laurie-Lise a souhaité s’affirmer, et devenir créatrice de challenges grimpants.


Précision et concentration : chaque prise est positionnée au millimètre près. © Maxime Hillairaud

Étape 2 : Le parcours de formation fédérale

« Ce qui m’intéresse beaucoup, c’est d’ouvrir en compétition, car j’aime le rythme intense de l’évènementiel. »

Ouvrir en compétition, c’est un cercle plus fermé, qui demande des compétences supplémentaires. Il ne suffit plus seulement d’être créatif : il faut aussi et surtout s’adapter au cahier des charges — niveau de la compétition, cotation demandée, style de grimpe… Spectacularité et originalité sont de mise dans l’exercice de cette mission, où l’enjeu est bien plus grand, et où des titres et des médailles sont en jeu.

Ouverture en hauteur : un exercice qui demande de la rigueur et de la concentration

Pour être autorisé à ouvrir en compétition, certains diplômes fédéraux sont obligatoires. Laurie-Lise s’est donc engagée cette année dans un cursus de formation, pour obtenir tous les diplômes nécessaires.

Fin mai dernier, elle a validé la dernière étape théorique de sa formation : l’ouvreur N1. Pendant une semaine, elle s’est rendue en Loire-Atlantique pour suivre une formation certifiante, et valider son examen.

Félicitations à elle, qui s’avoue très heureuse d’avoir réussi cette formation intense, et qui se réjouit déjà à l’idée d’ouvrir en compétition.


Le résultat d’une séance d’ouverture : des blocs pensés pour raconter une histoire de mouvement.

Et la suite ?

À présent, Laurie-Lise se concentre sur la validation de ses stages pratiques : vous pourrez ainsi prochainement la retrouver parmi les équipes d’ouvreurs de prochaines compétitions…

Affaire à suivre !

Laurie-Lise Philippon · Juillet 2026 · ECT37

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